Témoignages de propriétaires de Gypsy

Cette partie est consacrée aux propriétaires de Gypsy Cob.
Ils pourront expliquer comment ils ont craqué sur leur cheval, comment s'est passé leur recherche et comment leur relation se passe aujourd'hui.

La parole est à vous ;)

L'histoire de Coline
Mon histoire avec les Gypsy avait malheureusement mal commencée...
J'ai craqué pour cette race en voyant des photos des Gypsy du Domaine du Vallon.
J'ai alors fait quelques recherches pour trouver des élevages. Je suis allée visiter le Domaine du Vallon et les Crins de Soie (en Belgique).
C'est dans ce dernier élevage que moi et ma mère avont craqué pour une pouliche de deux mois prénommée "flora".
Elle était adorable et trés caline, une vraie peluche!
Quelques mois plus tard nous sommes allés la chercher! Quel bonheur, toute la famille était là.
Malheureusement elle est tombée malade dès les premiers jours chez nous. Elle ne se nourrissait plus et était tellement faible qu'elle dormait sur nos genoux..
Son état s'est empiré. Elle est devenue aveugle et ne tenait plus debout. On a dû l'enmener à la clinique vétérinaire, elle n'a pas survécu...
On ne sait pas vraiment de quoi elle est morte, elle avait une instabilité de la colonne vertébrale qui a causé de gros degats..
Ca a été trés dur, on s'y était vite attaché.

On ne voulait pas d'un autre cheval pour le moment, mais finalement l'élevage nous a proposé une autre pouliche en dédommagement.
On est quand même allé la voir, et là, on a craqué !! Elle s'appellait Florinne. Elle était encore sauvage mais elle s'est quand même approchée de nous.
Nous avons donc encore attendu quelques temps et Florinne est enfin arrivée chez nous! 

Elle était encore sauvage, les débuts ont été difficile ! Elle se cabrait quand on entrait dans le box et elle ne se laissait pas approcher...
Finalement sa curiosité a pris le dessus et petit à petit, elle s'est laissée manipuler et a commencé a me faire confiance.
Maintenant elle est trés caline et je suis vraiment heureuse de l'avoir à la maison!

Voici deux photos de Florinne et Coline qui montre bien leur complicité :
 

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L'histoire d'Agnes et Unmei :
Voici ma petite histoire qui a eu lieu il y a pile 1an aujourd'hui.
J'étais à la recherche de ma perle quand j'ai été sur le site de l'élevage coates en angleterre, je n'avais encore jamais regardé les pouliches car je voulais une jument de 3ans environ, mais ce jour là j'ai fait une exception et j'ai trouvé ma petite perle qui à cette époque s'appelait Lightning, j'en ai parlé à mes parents (bah oui, mes chevaux sont chez eux) qui ont eu le même coup de coeur que moi et je m'attendais à la traditionnel remarque "ouais bof pas plus que ça, tu n'as pas mieux"
et pour une fois, j'ai eu le droit à "ouais, effectivement, elle est vraiment pas mal et j'adore sa tête et son marquage du côté gauche", la marque autour ressemble à la forme du gateau de la chance asiatique, vous savez ceux qu'il faut ouvrir pour lire le petit papier qu'il y a dedans.
J'ai pu m'arranger avec l'éleveuse pour un paiement en 3fois donc normalement elle devait arrivée seulement en juillet, mais ne tenant plus, j'ai pu trouver une solution et payer en 3fois mais plus rapprocher (merci ma petite soeur).
Entre temps, Juliette (Jubchan pour ceux du forum) a trouvé un super prénom pour ma fille qui a une signification forte pour moi et qui restait dans les prénoms que j'avais déjà (Umiko pouliche née à la maison).
Donc Ligthning est devenue Unmei du Gohaud, celà signifie "le destin qu'on se créer" vu que c'est ma première jument gypsy pour mon future élevage, j'ai trouvé ça génial!!

Je l'ai cherché pendant 5ans ma petite perle et voilà qu'elle était sur le point d'arrivée!! trop heureuse ainsi que le reste de la famille d'ailleurs
ma miss est arrivée le 19juin à la maison à 21h30, j'étais super pressée et stressée, elle était là devant moi et magnifique, j'en avais les larmes aux yeux!
Une fois descendu du camion, ça été plus dure car ma mémère était assez dure et à réussit à nous échapper des mains au moment de la faire rentrer dans le champ tellement elle était pressée de voir ses nouveaux copains!
J'ai mis 1h30 pour pouvoir l'approcher et lui enlever cette longe!
Le lendemain, elle était toujours très fatiguée et j'ai du enlever 2 des chevaux qui étaient avec elle car ils n'arrêtaient pas de l'attaquer et du coup, elle s'est retrouvée avec Umiko et depuis ce moment tout à été nickel.
Ensuite est venu la période d'approche et de frustration pour toute la famille, une magnifique jument dans le champ et pas pouvoir la gratouiller et la papouiller à souhait!! Je n'avais jamais vu ça, j'ai mis 3 semaines pour l'amadouer et pouvoir la toucher, mais depuis ce n'est que du pur bonheur
je l'aime énormément, elle est caline et super affectueuse, je peux tout lui faire ou presque mais ça vient doucement pour les parties délicates tels que les fanons.
Depuis son arrivée, une petite 2ème à suivie, elle vient de l'élevage clononeen en angleterre également, à l'origine son nom était Nessie et elle est devenue Vanaja du Gohaud ça signifie "fille de la forêt". Elle est arrivée pendant que j'étais au travail samedi 17 avril 2010 à 10h30 je vous laisse imaginer l'état dans lequel j'étais de la savoir à la maison alors que je n'y étais pas, en plus des coups de fil de ma mère pour me narguer!!
Mais quel bonheur de la voir le midi en rentrant avec mon autre gypsy, c'est un véritable canon, une pure merveille, une tête toute petite une double crinière épaisse et un marquage de fou.
maintenant nous en sommes à la période d'approche et nous faisons connaissance gentillement.



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L'histoire de Géraldine et Jackpot :
Depuis combien de temps voulais-tu un cheval ?

Depuis l’age de 8 ans ! En fait dès que j’ai fait mes premiers pas dans le monde du cheval avec l’arrivée de mes voisins qui ont ouvert un centre équestre.

Comment ce sont passées tes recherches ?

Au début je voulais un Pur Sang Arabe. J’ai voulu acheter un étalon dont j’étais folle, seulement la raison a pris le dessus, il avait des problèmes aux tendons et je n’avais pas encore vraiment les moyens d’assumer un cheval.
J’ai découvert le Gypsy Cob en même temps.
Cela dit, mon cœur balançait toujours et quand j’ai eut les moyens, j’ai commencé par chercher des PSAr.
Petit à petit, je me suis orientée plutôt vers le Gypsy Cob, polyvalent, proche de l’homme, look particulier, etc… tout cela pesait dans la balance.
Fin 2006, j’attendais de voir les naissances 2007 pour m’acheter un poulain.
Seulement Jackpot a fait son entrée !

Comment as-tu su que Jackpot était le bon ?

Jackpot ça a été un coup de cœur sur photo ! Seulement il avait été vendu très rapidement et j’en avais été bouleversée.
Sauf que 2 mois plus tard, il était à nouveau à vendre car la personne qui l’avait réservée avait craqué sur un autre.
J’ai foncé, non sans quelques petites difficultés, et j’ai été le voir en France (domaine du vallon).
En fait, le voir, ce n’était que pour patienter avant son arriver, car s’était lui que je voulais !
Et une fois sur place, effectivement, je n’avais d’yeux que pour lui !
La semaine suivante, il était a moi.

Et aujourd'hui comment allez-vous ensemble ?

Les débuts n’ont pas été simples.
En effet, bien naïve, je pensais qu’un poulain de 10 mois s’était comme un cheval adulte de manège…
Seulement, ce n’est pas le cas, et bien que le Gypsy Cob soit un cheval facile, un poulain doit recevoir une vraie éducation.
Le respect ça s’apprend, ce n’est pas inné.
Jackpot me l’a fait comprendre peu après son arrivée avec un beau cabré face a moi.
Après cela, il m’a fallu deux ans pour avoir un respect mutuel en main.
Cependant, en prairie, on était très complice.
Aujourd’hui, nous sommes dans une nouvelle étape, celle d’un cheval et son cavalier et tout ce passe pour le mieux.
Il a un véritable caractère de Gypsy Cob, froid, proche de l’homme, curieux, attentif et en avant.

Pour conclure, je ne regrette en rien d’avoir choisis Jackpot, malgré les difficultés et les remises en question, c’est le cheval de ma vie.

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Un magnifique témoignage d'Elrina avec cette race :
Je marchais dans le désert.
Vous imaginez déjà les dunes, le sable coulant, jaune sous un soleil orange. Vous imaginez les oasis, la soif, la chaleur.
Mais j’étais en Irlande…

Je marchais dans le désert gris d’An Bhoireann, où la roche aiguisée par le vent peut vous entailler la main jusqu’à l’os si vous avez le malheur de la toucher ; où les fleurs depuis des millénaires remontent des profondeurs pour jaillir d’entre les failles de la pierre.

L’orage menaçait, si bas qu’on ne voyait plus la limite entre le ciel et l’eau. Et la mer qui battait comme un cœur contre les falaises.


C’est là que je les ai vu. Les sept. L’étalon, qui était pie noir. Il avait les yeux caché sous une masse de cheveux ondulant, emmêlés par le vent de l’Irlande. Les hongres étaient très lourds, les muscles roulant à l’épaule. Les juments suivaient et étaient suivies. La plus grande avait les mamelles gonflées, le ventre déformé. Ses deux poulains, des jumeaux, avaient un œil bleu.
Ils n’étaient pas beau.
Ils n’étaient pas originaux.
Ils étaient parfait.
Ils étaient, tous les sept, enfantés par la mer, courant comme elle au rythme des marées, d’une pierre à l’autre, valsant souplement sur la lande. Ils étaient forgé au calme des vents d’est et leur galop comme des coups de tempête les entraînait furieusement vers les falaises. Les chevaux dansaient.
Leurs incroyables crinière suivait le fil de leurs nuques, et retombaient en fils blancs sur leurs larges poitrines.


Je suis venue chaque jour m’asseoir au même endroit, dans l’herbe.
Je n’attendait rien, rien que ce que pouvaient offrir les sept Tinkers sans même que je les touche.
De la grâce. De la beauté. Et de la musique !

A mesure que je les regardais marcher, j’ai pu comprendre leurs lignes, leurs mouvements, leurs liens. Je croyais encore qu’un cheval doit respecter son maître. J’ai découvert que nul n’est le maître de sa monture. Parce que sa force, sa puissance, ne peut pas se mesurer à la notre.
Et j’ai ressenti ce lien, qui n’est pas de la domination, qui n’est pas du respect, qui est juste un pur échange, que peuvent tisser un homme et un cheval. Sans jamais se toucher, rien qu’en se regardant.

Je suis venue chaque jour. Dans le même carré d’or, adossée à la même pierre, et au septième jour, l’étalon m’a enfin regardé.
Il était parfait. Si sublime dans la lumière du soir, si beau, que j’ai cru que je rêvais.
Combien de chance y avait-il pour que je vienne me perdre dans un comté gris de roche et d’eau, pour que j’y trouve un troupeau de chevaux gitans, et pour que j’ai la patience d’attendre sept jours qu’ils daignent me voir ?

On ne peut pas décrire le regard d’un cheval. C’est un regard qui voit. Qui vous a toujours vu en coin mais n’a jamais voulu faire attention à vous et qui soudain, s’arrête. Pour vous faire entrer dans son monde. Parce que s’il vous voit, s’il vous voit vraiment, c’est que vous ne faites plus parti ni des herbes ni des pierres.
J’ai pu me lever pour la première fois.
J’ai marché parmi les chevaux comme l’ont fait avant moi les gitans qui ont levé leur race. J’ai cru entendre le tintement des seau sur le flan des verdines et le frottement des paniers d’osier. Et j’ai cru les voir, les sept, croulant sous la poussière des routes d’Irlande, suivis de leurs roulottes et de leurs hommes.
J’ai touché l’étalon, les poulains, et la jument pleine. J’ai senti leur souffle dans le creux de ma main.
Je suis entrée dans leur cercle.
Et je n’en suis jamais ressortie.

Aujourd'hui, Elrina vit un conte de fée avec Cypher.

 

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